La famille

Dans mon petit schéma des sujets ayant traits à mon développement personnel il y a une bulle ‘famille’. Ça me semble effectivement très important d’en parler un minimum à propos des évolutions qui ont accompagné ma vie ces dernière années.

Évidemment ma notion de famille a radicalement évolué suite à la naissance de mes enfants. J’ai trois enfants à ce jour, je vais essayer de respecter leur relatif anonymat en ces lignes. Avant d’avoir des enfants moi même j’ai eu des frères et sœurs, je fais partie d’une famille de quatre enfants. Plus précisément j’ai une grande sœur, une petite sœur et un petit frère, avec grosso modo trois ans d’écart entre chaque membre de la fratrie. Mes deux parents sont toujours vivants mais ont divorcés il y a quelques années et n’habitent plus ensemble. Ma grand mère paternelle est encore vivante et le couple de mes grand parents maternels est aussi encore présent. Une majorité de ma famille habite dans le Nord de la France, comme moi actuellement (en fait seule ma grand mère paternelle habite ailleurs, dans la région du Lot et Garonne).

Lorsque j’étais plus jeune j’ai connu mes arrières grand parents même si je n’en ai pas énormément de souvenirs. C’est d’ailleurs une des particularité de mon rapport à mes ancêtres ou mon environnement relationnel au sens large du terme (voir ma réalité mais c’est une autre histoire) : j’ai peu de souvenirs et ceux ci sont totalement déstructurés, dénués de repère chronologiques ou géographiques. Bien sur tous les membres de ma famille ne sont pas logés à la même enseigne et j’aurais les plus grandes difficultés à retrouver le prénom (ou pire le nom) d’un oncle ou d’une tante et un peu moins pour un cousin ou un de mes enfants. De part cette réalité de mes souvenirs peu présents, alors que ceux ci sont éventuellement lié à des émotions et entrainant parfois la naissance de liens entre les individus, je ne ressent que très peu de lien avec les membres de ma famille. Oui, ça inclus aussi mes enfants.

Ça ne m’empêche pas d’aimer ces individus avec toutes les variations que l’amour peut prendre avec la connaissance de ceux-ci et l’histoire commune qui peut relier de manière plus pragmatique que les seuls pensées et réseaux neuronaux biologiques. Mais en terme de ressenti je ne suis pas attaché le moins du monde à ce qui est communément appelé ‘les liens du sang’. Concrètement ça veut dire que je ne culpabilise pas de ne pas voir régulièrement quelqu’un.e, de ne pas avoir de ses nouvelles (ce qui ne m’empêche pas de souffrir de solitude ou d’avoir des soucis de dépendance affective, ce n’est pas directement en rapport même si tout est lié). Je ne suis pas enclin à raconter la naissance ou la jeunesse de tel membre, me rémorer des souvenirs de jeunesse autour d’une table, faire les comptes sur ce que telle personne a fait ou dit à propos de telle autre qui avait un devoir filial ou autre de réserve, respect ou que sais-je. Je ne programme pas mes weekend en fonction des parents, grand parents, oncles, tantes, etc… que je n’ai pas vu (ou pire : qui n’ont pas vu mes enfants, de manière objetifié). Je ne connais aucun anniversaire, de rares adresses, et ne vais même pas voir les nouveaux bébés aux alentours de leur naissance. Je ne me définis pas comme ‘fils’, ‘père’, ‘cousin’, ‘parrain’ ou autre termes limitants ou lourds de jugements. Mon amour est une émotion, un sentiment, pas toujours une action ou une parole.

Je sais que ce choix de vie assumé n’est pas toujours conforme aux attentes de la société ou de mon entourage de manière plus ou moins large mais c’est en assumant mes ressentis, mes envies, mes désirs, mes peurs et mes souffrances que j’ai choisi d’avancer actuellement. Je ressens ce qui est autour de la notion de famille et qui n’est pas lié à de l’amour inconditionnel de ses membres comme source potentielle de souffrance et ça me conduis à faire des choix pour ce que je considère être mon bien être. C’est mon expérience du moment que j’applique à moi même sans autre prétention et qui globalement m’amène plus de bonheur que de douleur.

Ce dernier chapitre est abscons mais je ne vais pas non plus lister toutes les actions ou paroles qui me détachent des liens familiaux que je juge comme toxique, je trouve que je me suis déjà assez justifié dans ce texte alors que je désire plutôt expliquer et éclairer les lecteurices que convaincre qui que ce soit.

Sophrologie

Avril 2017, je cherche des moyens d’être plus en accord avec moi même, moins stressé en général. Je contacte Fanny Hallet car je sais qu’elle est sophrologue et je me dis qu’elle peut m’aider dans ces domaines, que c’est son job. Elle me propose d’intégrer son cours de Sophrologie collectif bi-mensuel pour expérimenter cette pratique. J’accepte cette proposition avec joie.

C’est de la sophrologie Caycédienne. Le second terme est important car si j’ai bien compris actuellement en France tout le monde peut se déclarer sophrologue après avoir suivi une formation,quelle qu’elle soit, ce qui entraîne une émergence sur le marché du bien être de sophrologues qui n’ont pas du tout les même pratiques ou les même connaissances. Or la formation Caycédienne a la particularité d’être encadrée par une formation certifiante donnant le droit d’utiliser ce terme qui correspond à une marque déposée et permettant d’accéder aux ressources de l’organisme de formation du même nom et celles partagées des autres pratiquants issus de la même école. Pourquoi ce nom ? C’est un dérivé du nom de famille de l’inventeur de la pratique.

Je découvre dès le premier cours ce qui sera un protocole de séance qui contient des invariants à chaque séance et des zones de liberté. En premier il y a une météo intérieure. C’est un temps où je me recentre sur moi et j’essaie de définir dans quel état je suis avec un mot simple qui le qualifierait. Suis je fatigué, excité, d’humeur triste ou au contraire au beau fixe, joyeux ? J’informe simplement (oui, un seul mot de préférence, même si oups parfois des personnes débordent un peu) l’animatrice et le groupe de lénergie qui est mienne lors du début de cette séance et avant de commencer quoi que ce soit. Chaque personne du groupe, y compris la sophrologue, se prête au jeu (même s’il n’y a pas d’obligation en réalité comme dans beaucoup d’activité de bien être). J’aime bien l’idée de ne pas commencer directement par de la pratique mais de se recentrer avant tout.

Dans les autres invariants il y a aussi le truc qui s’appelle sophronisation de base je crois (je n’ai pas retenu les noms techniques, comme il m’a fallu énormément de temps pour retenir le nom des techniques de karaté ou des positions de yoga). C’est un exercice qui ressemble un peu à une méditation active et qui consiste à garder les yeux fermés et prendre conscience des différentes parties de son corps les une après les autres en suivant la voix volontairement monocorde et calme de la sophrologue. Donc je prends conscience de ma respiration, de mes pieds (petits tapotages sur ceux ci au besoin), mes mollets, mes cuisses… tu as compris le principe jusqu’à prendre conscience de la totalité de son corps, voir au delà (pour les plus sensibles).

Ensuite c’est la partie freestyle. Découverte de nouvelles activités à chaque séance. Je te passe les noms que je n’ai pas retenu (chasser le négatif, activer le positif et plein d’autres) pour te décrire certains des exercices qui m’ont le plus plu ou amusé. J’ai pas mal ri avec des exercices où l’on chassait des mouches imaginaires pour faire fuir les idées encombrantes. Le jeu de golf aussi j’ai bien aimé, faire des swing avec une canne de golf imaginaire pour envoyer ses soucis loin de soi. Il y a aussi les balades dehors, qui deviennent des sophro ballades quand elles durent, où l’on marche en prenant conscience de l’avancée de ses pensées, de ses sensations physiques tout en changeant d’environnement.

A la fin de la séance tout le monde fait un bilan sur où iel en est, est ce que ça a évolué par rapport au début ou pas. Merci d’avoir participé, à bientôt et bonne fin de journée sauf si vous voulez échanger un peu dans la convivialité. 

Dis comme ça j’imagine que ça peut paraître simpliste ou quelques adjectif qui te plairait pour discréditer cette discipline mais pour moi il n’en est rien. Je raconte ça avec humour car je trouve la vie drôle (par moments en tout cas) et que faire avancer notre humanité, ou notre guérison intérieure par le biais d’exercices qui ne semblent pas trop sérieux me semble assez cohérent avec ce type de vision, en tout cas ça me plait. Et surtout je suis aujourd’hui convaincu que pour aller mieux il faut associer le corps et l’esprit.

Il y a quelques temps, j’ai cherché à aller mieux en misant tout sur le mental, la pensée toute puissante. Je dois bien dire que le truc entre nos deux oreilles permet de réaliser des miracles, d’affronter des montagnes avec une volonté de géant, d’adoucir des douleurs physiques, d’éclaircir des pan d’histoire, de se connecter avec des mondes imaginaires ou moins. Tout ça nous permet d’avoir plein d’outils pour aller mieux. Et à côté de ça si le corps avait un soucis je traitais le soucis de son côté, de manière relativement indépendante.

Or la sophrologie et d’autres pratiques dont j’ai déjà parlé ou dont je parlerai plus tard, incluent le principe que le corps et le mental ne sont pas dissociables. L’un influe sur l’autre et inversement, en permanence, pour le pire et pour le meilleur. Ce n’est pas nouveau ‘un esprit sain dans un corps sain’ etc. Sauf qu’en ne les dissociant pas, voir en les associant et les combinant dans la simultanéité, ce genre de pratique va plus loin que additionner les effets des deux en permettant que leur amalgame produise un effet différent et plus global. Si j’associe un mouvement physique à un mouvement de pensé c’est un peu tout mon être que je mets en mouvement dans une direction consciente (je caricature beaucoup et si ça se trouve mon interprétation est éloignée de la sophrologie, je transmets ce que j’ai tiré de mon expérienc, pas de la discipline que je ne prétends pas connaître plus que ça).

Dans mon parcours de développement personnel, alors que je n’ai fait que quelques mois d’un yoga assez peu spirituel et que je commence à me rendre compte de la déconnexion qu’il peut y avoir entre mon corps et mon mental (ce qui ne cesse de me surprendre car paradoxalement j’identifie de manière précise et je dirige de manière déshumanisée certaines parties de mon anatomie) la rencontre avec la sophrologie est une manière à la fois douce, diversifiée, complète et humaine de refaire du lien entre tous les morceaux de moi, qui à priori seraient un peu éparpillés de mes expériences de ces dernières années. Une belle rencontre qui me remplit de gratitude.

Les 5 remémorations du Bouddha

Il est dans ma nature de vieillir. Il est impossible d’échapper à la vieillesse.
Il est dans ma nature d’être malade. Il est impossible d’échapper à la maladie.
Il est dans ma nature de mourir. Il est impossible d’échapper à la mort.
Tout ce qui m’est cher et tous ceux que j’aime ont pour nature de changer. Il est impossible d’échapper à la séparation d’avec ce que l’on aime.
Mes actions sont mes vraies possessions. Je ne peux échapper aux conséquences de mes actions.

Atelier regard

Ce type d’atelier est proposé soit de manière autonome (une session entre une demi heure et une heure entre différentes personnes dans une salle cosy), soit à la manière d’un happening (c’est à dire dans un lieu public par un groupe de personne qui se proposent de l’expérimenter avec les passants de ce lieu) ou bien même dans le cadre d’une activité parmi d’autres pendant un stage de développement personnel (tantra par exemple).

Le principe est simple en théorie : il s’agit de regarder quelqu’un dans les yeux, en général sans parole. Les variations sont multiples. J’ai évoqué le contexte qui peut être plus ou moins impliquant (en fonction du lieu, de l’ambiance sonore, de la température, du choix de le/la/non genré partenaire ou de l’absence de choix, de l’encadrement, du temps de partage) mais l’activité en elle même peut être statique ou dynamique (avec ou sans contact des corps dans chacun de ces cas).

Toujours sur le principe il s’agit de ne pas mettre de mots dans une communication qui n’aura lieu que par regards interposés, la plupart du temps l’invitation étant de garder les yeux fixés sur ceux de l’autre personne. Il devient alors possible, voir nécessaire, d’écouter le ressenti uniquement par le biais du non verbal que ce soit chez l’un.e ou l’autre des partenaires. Il s’instaure alors une communication ou l’on ressent tout de manière plus intense (les expressions de la personne en face, ses mouvements, de sa respiration à une inclinaison de la tête, des tiques ou un relâchement suivi d’un sourire, parfois un retrait instinctif, un renfermement physique sur soi même auquel on ne s’attendait pas ou au contraire un élan d’amour vers un.e inconnu.e).

J’ai tenté l’expérience dans plusieurs contextes et ce fut à chaque fois pur moi un moment de partage magique qui m’a beaucoup apporté. J’ai une préférence pour les contacts visuels qui laissent les corps s’exprimer, ça peut donner alors lieu à des rencontres bouleversantes. La raison principale est que mon énergie actuelle est très mouvante, j’ai du mal à rester immobile sur la durée, cela devient inconfortable même si j’ai essayé de me mettre dans la position la plus agréable pour moi et j’aime laisser les envies qui peuvent jaillir de ces regards prendre forme dans ma chair. Je pense à des moments de danse les yeux dans les yeux où je fus entrainé dans des circonvolutions que je n’aurais jamais imaginé avec des personnes qui passaient du rire à l’interrogation en laissant leur corps exprimer mille émotions que le mien tentait de suivre par jeu. Je pense aussi à ce moment particulièrement émouvant pour moi où j’étais en contact visuel avec une personne sourde de naissance et que la consigne était de s’approcher l’un l’autre (une fois c’est l’un qui avançait, ensuite c’était l’inverse) en gardant les yeux dans les yeux et en ne s’arrêtant que lorsque l’un des deux exprimait ou sentait sa limite d’inconfort atteinte. Il s’agissait de ressentir et de définir son espace personnel vital, le rapprochement physique à partir duquel on n’avait besoin de distance. Et bien avec cette personne dont je sentais la simplicité dans l’approche corporelle, la bienveillance, et la curiosité j’ai constaté que mes propres défenses étaient quasiment nulles. Je n’avais aucun inconfort à la laisser s’approcher de mon visage jusqu’à quasiment le toucher du sien. C’était une évidence et en même temps une découverte qui m’étonnait (et changerait dans le futur pas mal de mes repères). Je vous passe l’anecdote qui doit être partagée par d’autres de tomber amoureux d’une personne qu’on a jamais vu lors dune plongée dans son regard, de sentir sa surprise, sa joie, son retrait, ma tristesse de me dire que tout va s’arrêter et quand même être heureux de l’avoir vécu quelques instants.

Comme pas mal d’ateliers qui se base sur l’expérience, je ne te promet pas que si tu tentes ça à ton tours tu vas en tirer quoi que ce soit. Si ça se trouve tu va te retrouver à faire un sitting sur la grand place de Lille pour voir arriver une personne que tu ne supporteras pas de regarder même quelques secondes et qui n’aura qu’une envie: te dévorer du regard. Ça dépend de trop de facteurs (comme la vie, j’enfonce des portes ouvertes aujourd’hui) pour pouvoir prévoir avec certitude grand chose. Je te conseille malgré cela de faire l’expérience, tu peux chercher sur le web ou près de chez toi des ‘expériences eye contact’ (la version publique de la chose) ou des ateliers de ce type, dans le cadre de contexte tantra ou non. Personnellement, je me répète, j’ai adoré.

Rijsel

Un SEL ? Je te laisse regarder la définition sur wikipedia. Grosso Modo c’est une association qui permet d’échanger gratuitement des services (voir des biens). Et RijSEL c’est l’occurrence de ce type d’association sur Lille (il y en d’autres itérations plus ou moins autonomes dans certains quartiers de Lille en particulier, rien n’émèche d’adhérer à plusieurs SEL non plus).

Si tu veux plus d’infos (liste des services proposés…) voici un lien vers le site de Rijsel.

Grâces à cette association j’ai pu aider des personnes en les dépannant en informatique, être aidé lors de mes déménagements, apprendre à cuisiner des sushi, donner des objets que j’avais en doublons chez moi, rencontrer des personnes qui partages mes valeurs et tisser des liens quand ça se présentait.

Si vous vous sentez un peu une âme d’alter mondialiste c’est une association qui peut vous intéresser.

Cosplay

Se déguiser et jouer le rôle de son personnage. Le cosplay est une pratique, une activité, parfois un métier, qui consiste à prendre l’apparence d’un personnage (d’une œuvre de fiction en général mais ça peut être totalement libre) et d’en imiter en partie les caractéristiques comportementales pendant la durée de l’activité. Ça peut se faire en solo chez soi mais aussi avec des amis, voir carrément en conventions (événements regroupant des passionnés autour d’un thème commun) avec éventuellement défilé, concours et autres échanges dans la bonne humeur.

C’est une pratique importée en France depuis l’Amérique ou le Japon (dans notre hexagone ça a plutôt commencé avec des fans du pays du soleil levant et de sa culture populaire, manga, animé,jeux vidéo, puis c’est plus généralisé jusqu’à être très hétéroclite aujourd’hui). Quand j’étais petit (avant 10 ans) j’adorais être déguisé. A l’occasion de la fête annuelle du carnaval (le mardi gras) ma maman me préparait un costume pour l’occasion. J’ai adoré quand ça été Robin des Bois, avec son carcan et son arc (je vais essayer de te retrouver une photo de ça) car j’étais vraiment le personnage (quelques flèche perdues doivent en attester dans des lieux incongrus).

Laurent en robin des bois à 3 ans
Moi en robin des bois à 3 ans

J’ai ensuite pris moi même le relais en essayant de faire mes propres déguisements avec les moyens du bord (pyjamas, robes de chambres) et parfois en quémandant l’achat de masques adéquats (des grand masques en plastique rigide qui recouvrent tout le visage, il doit en rester quelqu’un dans certaines boutiques) pour finaliser la composition. Une fois dans un autre personnage je déchainais mon imagination et c’est moult scénario que j’imaginais et proposais à ma famille.

Mais s’amuser avec son frère, aussi agréable que ce soit, a aussi ses limites à un moment. L’âge avançant et le peu d’intérêt de mon entourage pour ce hobby m’a amené à laisser tout ça avec les souvenirs d’enfance, classé, rangé, appartenant à un passé révolu.

A 19 ans, mon contexte change du tout au tout. Je vais du centre de la France où je suis un des seul à lire des manga et jouer aux jeux vidéo (en salle d’arcade, parfois) vers le Pas de Calais dans un lycée qui a une classe préparatoire, où je rencontre deux personnes qui partagent mes passions. A l’occasion du visionnage d’un vidéo amateur je découvre des gens déguisés en personnages de jeux vidéo et de manga qui reproduisent les postures, répliques, coups spéciaux de leurs icônes. Cette vidéo c’est Bitoman, réalisée par des passionnés, des dingues qui me font rire et en même temps m’épatent car j’ai sous les yeux une œuvre avec de vrais gens qui dépassent mes rêves les plus fous. Ces passionnés fonderont ensemble la chaine Nolife quelques années plus tard. C’est sur cette chaine que je découvre le terme cosplay, notamment par le biais de l’émission Cosplayer qui est articulée autour de cette activité.

Je m’intéresse à ça, d’abord de loin, virtuellement, en mode fan mais c’est super ce qu’ils font les autres. Puis je saute le pas d’aller dans une de ces conventions et de rencontrer en vrai ces gens qui font du cosplay, prendre des photos de loin, d’un peu moins loin, poser avec eux en selfie, voir de discuter avec ces personnes. Je découvre qu’ils sont nombreux, amusants et souvent beaucoup plus simples que l’idée que je m’en faisais. Il y a des même des conventions dans ma région, donc des Cosplayeurs locaux. Je rentre en contact avec eux, sympathise parfois avec ces gens qui n’ont souvent qu’une envie qui est de partager leur passe-temps qui est leur passion. A force de côtoyer ces personnes généreuses, simples et dynamiques je reprends contact avec mon enfant intérieur qui se dit que ça fait quand même longtemps que lui non plus ne s’est pas amusé comme ça. Alors pour quoi pas moi ?

Il me faudra encore faire tomber quelques barrières internes avant de me décider à sauter le pas d’aller acheter du matériel au pif et essayer de me concevoir un costume pour ressembler à un de mes personnages de jeu vidéo (j’ai choisi un de ceux qui me semblaient les plus simple à imiter et porter, n’ayant pas envie de me compliquer la vie pour une première fois). Et je suis allé à Japan Expo, la plus grande convention de France, déguisé en Dan Hibiki, le karatéka le plus ridicule de mon jeu vidéo favori.

Pour le moment je n’ai pas renouvelé l’expérience mais qui sait de quoi l’avenir est fait, maintenant que le premier pas a été réalisé et que ça m’a plu.

Laurent en Dan Hibiki à 42 ans
Moi en Dan Hibiki à 42 ans

Atelier d’écriture Cavale avec Vadrouilles

J’avais 17 ans quand j’ai écris mon premier roman. C’est une histoire d’heroic-fantasy avec de la magie, des guerriers, des dragons. La même année j’ai aussi écris un recueil de nouvelles pour lequel je m’étais imposé quelques contraintes d’écritures. Ça m’avait beaucoup plu. J’avais fait tout ça à la machine à écrire (j’en avais acquis une pour l’occasion) et ensuite collé chaque page une à une avec de la colle pour constituer mon premier livre (format A4 qui m’a suivi un moment). Ensuite j’ai continué à écrire mais uniquement mon journal intime, parfois en l’auto-publiant de la même manière. J’ai oublié que j’aimais écrire en fondant une famille. Et c’est une des première chose qui me revient spontanément le lendemain de la séparation de la mère de mes enfants, ex épouse.

Plus tard, j’entends parler par mon amoureuse, qui aime aussi écrire, qu’il existe des ateliers d’écriture sur Lille. Elle me propose d’y participer et partager une des cavales de l’association Vadrouilles (je n’ai pas trouvé de trace récente de cette association sur Internet, sorry). Il s’agit de passer un samedi après midi avec un groupe d’écrivains amateurs et une correctrice un peu moins amateur que nous. Celle-ci nous donne rendez vous dans un lieu neutre puis nous propose une balade dans un lieu qui n’est connu de personne avant que nous ne retrouvions tous au point de rendez-vous.

Une fois sur le lieu de la cavale l’animatrice nous expose le thème de l’après midi, la proposition qui l’accompagne, et nous laisse nous imprégner de l’ambiance qui y règne. On y puise inspiration, on flâne, on observe, on médite. Nous avons ensuite un temps d’écriture limité puis nous lisons au reste du groupe le fruit de notre rédaction. L’écoute se veut bienveillante et constructive. Il n’est pas question de critiquer ce qu’on a entendu mais de souligner les points forts, les émotions ressentis, les éventuelles voies d’amélioration.

A ma première participation c’est un nouveau monde qui s’ouvre à moi. Jamais je n’ai rencontré d’autres personnes qui écrivent avant ce jour. Et encore moins par plaisir et avec la joie d’échanger. Je pénètre dans autant d’univers différents qu’il a d’écrivain.e.s. Je ne m’attendais pas à ce qu’avec un sujet commun on puisse explorer tant de diversité dans le fond et la forme. J’entends des textes aux couleurs poétiques, d’autres aux allures de roman, des histoires personnelles ou au contraire des délires comiques en passant par toutes les nuances que peuvent apporter les personnalités et l’inspiration des personnes présentes.

J’y vais à plusieurs reprises et à chaque fois c’est avec le même émerveillement que je plonge avec ces gens dans des propositions de grandes variétés.

Comme pour toute activité me concernant ça ne dure qu’un temps et je décide plus tard de garder mes samedi après midi pour d’autres découvertes, mais c’est une autre histoire.

Entendre des inconnus apprécier mes textes et m’encourager m’a décomplexé par rapport à ma peur de reprendre ma plume, numérique ou non. Depuis je n’ai cessé d’écrire. J’ai même découvert qu’il était possible de s’auto-publier afin d’avoir un livre relié contenant son texte chez soi. Quelle joie de recevoir un jour mon roman d’adolescent avec un vrai format poche, une couverture couleur.

A ce jour j’ai quatre livres dont je suis l’auteur dans ma bibliothèque, dont deux écris à quatre mains (encore une expérience de partage inoubliable) et je sais que ce n’est que le début. Je suis rempli de gratitude et de joie d’avoir eu la chance de croiser la route de cette association, de son animatrice, ses membres et la personne qui m’a fait découvrir tout ça.

Photo des livres de Laurent Dufour Juillet 2020
Dans ma bibliothèque, des livres dont je suis l’auteur, rêve d’enfant réalisé.

Groove Dance

J’écrivais sur un média social il n’y a pas très longtemps que la danse et moi c’était une histoire qui n’avait pas encore commencé mais qui semblait pointer le bout de son nez dans ma vie. La découverte de la (le?) Groove Danse par Nathalie Petitclerc il y a quelques temps fait partie du chemin qui me mène vers cette discipline ou art.

Lors de ces séances encadrées par une animatrice bienveillante il s’agit avant tout de s’exprimer corporellement comme on en a envie. Comme on en a envie mais pas non plus en totale liberté (bien qu’il y ait aussi la liberté de ne rien exprimer, un coin ‘safe’ est prévu pour ça au cas où) car il y a des propositions corporelles qui sont exprimées avant chaque phase. Pas de chorégraphie millimétrée, de positions en équilibre dynamique ou de synchronisation avec le reste du groupe dans ces danses là. Je ne suis pas non plus dans un espace de totale expression sans aucune consigne avec juste le flow de la musique pour improviser des mouvements intuitifs pour autant (ça c’est autre chose) pendant ce temps de Groove Dance. J’entends donc des consignes en général assez simples qui sont données avant qu’un morceau de musique soit lancé, éventuellement avec une petite démo de l’animatrice pour bien comprendre, puis c’est au groupe de s’approprier celle-ci le temps de la danse. EN exemple de consignes ça peut être de claquer des doigts en rythme, de prendre une pause stylé (mais aléatoire et personnelle) quand l’animatrice le dis, d’onduler le corps de manière nonchalante, de reculer de deux pas quand un top est donné, de jouer du regard avec une autre personne, l’éventail des expressions corporelles est large (pour ne pas dire infini).

En début de séance il y a un échauffement, en fin de séance un moment pour des étirements, entre temps il est régulièrement proposé de s’hydrater, tout le monde est là pour le plaisir, aucune recherche de performance ou de se faire mal. Les musiques vont du contemplatif limite minimaliste au rock péchu en passant par du hip hop rythmé ou cadencé. C’est varié et différent d’une séance à une autre.

J’ai aimé ce contact doux avec la danse qui est axé avant tout sur l’acceptation de l’individu dans sa particularité et l’absence de recherche de chorégraphie ou de performance. Pour autant les propositions qui sont faites permettent de se défouler ou de s’exprimer, sans que jamais rien ne soit obligé et quelque soit le niveau du danseur. Je travaille à déconstruire la croyance ‘je ne sais pas danser’ en moi et ce type d’atelier était pour moi un bon compromis entre une liberté absolue et intuitive plutôt angoissante si je n’ai pas trop d’assurance en moi et la peur du regard des autres et le cours de danse rigoureux et académique avec son cortège de jugement de niveau. Comme en plus un accent particulier est mis sur le plaisir du mouvement qui est encouragé dans chaque morceau, la (le) groove danse m’a permis de faire sauter pas mal de blocages et de cheminer vers plus d’expression corporelle et plus de paix avec la possibilité de m’exprimer par ce biais. Je conseille donc cette activité pour ceux qui ont la possibilité d’essayer.