Gurren Lagann, révolution animée

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Bonjour,

Il y a quelques semaines j’ai fini de regarder la série Gurenn Lagann (DVD) que j’avais récupéré il y a plus d’un an. Quelle réputation pour ce titre qui vraiment n’avait en théorie rien pour me plaire: un design rebutant, des histoires de robots, des visuels hyper caricaturaux. Mais après avoir regardé quelques épisodes de Kill La Kill j’ai compris que j’étais peut être passé à côté de quelque chose. Alors avant de découvrir Kill La Kill j’ai décidé de regarder en premier cet animé là.

Je vais faire court, d’autres ont des avis beaucoup plus construits que le mien: c’est tout simplement la série animé qui re défini le genre. Chaque épisode utilise à la fois les codes de ses ancêtres et les dynamites ou les transcende. Les créateurs ne se sont tout simplement donné aucune limite et tout va crescendo du début à la fin (et pourtant ça part très fort dès le premier épisode). Le discours sous jacent est en adéquation avec la forme, jusqu’à la morale finale qui n’est rien d’autre qu’une leçon de vie, sans se prétendre la vérité absolue.

Rarement un animé m’aura emmené aussi loin avec ses créateurs.

Et même la musique qui est totalement risible et second degré quand on l’entend la première fois prends tout son sens avec le développement de l’intrigue.

Et cette intrigue, à la fois simple et profonde, basée avant tout sur les choix personnels et leurs prix…

Bref, si je ne devais retenir qu’un animé en 2015 ce serait celui-là, sans aucun doute.

Mieux vaut tard que jamais (il est sorti il y a plus de 9 ans), je vous le conseil vivement car vous risquez de passer à la fois un très bon moment de détente mais aussi de découvrir un monument de la série animée japonaise.

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Blazblue Alter Memory, baston animée

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Blazblue Alter Memory est l’adaptation en dessin animé du jeu de combat Blazblue. Pour être plus précis, la série retrace les deux premiers épisodes de ce jeu (donc Calamity Trigger et Continuum Shift).

Pour tous ceux qui ont aimé ce jeu de baston qui ont dû prendre de l’aspirine pour comprendre le scénario de celui-ci (oui, il y a des jeux de combat avec un scénario, celui là en est le meilleur exemple) cette série est faite pour vous.

Le Fan Service n’est pas trop présent, il y a de l’action (mais ce n’est pas qu’une série de combats sans raison… pas trop quoi) mais surtout on prends le temps de nous expliquer tous les tenants et aboutissants de l’histoire de Blazblue.

Une fois cette série digérée c’est avec un tout autre plaisir que vous apprécierez ce jeu, et les changements de look de certains personnages prendront alors un sens réel en lien avec le développement du scénario.

Blazblue Alter Memory Screenshot

Pour moi c’est une bonne série d’action mais surtout un complément indispensable au jeu de combat éponyme.

Autant il est parfois pénible de suivre des scènes de transition minimaliste avec un max de texte, et racontés dans le désordre car le mode scénario du jeu est comme un puzzle qu’on reconstitue au fur et à mesure de notre progression avec les personnages, autant le tout raconté agrémenté de passages comiques est carrément digeste.

Je conseille donc fortement cette série, qui est actuellement disponible pour une somme modique dans le catalogue Wakanim de la plate forme de VOD Noco http://www.noco.tv

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Tiger & Bunny

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J’ai aimé cette série animée. C’est une adaptation japonaise des super-héros américains. Les bases de la série sont alléchantes : inspirés des X Men et autres bataillons super-héroïques, un groupe de super héros mutants, sponsorisés, sont invités à réaliser des exploits devant des caméra de télé réalité. La série va décrire l’arrivée d’un nouveau venu dans ce groupe de héros (équipe baptisés sobrement ‘Heroes’) qui va devoir faire équipe avec l’un des plus anciens, mais aussi le plus catastrophique, membre.

Ca c’est le (gros) ressort comique de la série, qui fera plus ou moins rire.

En première lecture on a une série plutôt fade qui va décrire comment le vétéran super héros et le rookie vont apprendre à se connaitre, au travers de missions et d’événements plus ou moins comiques pour finir par devenir de vrais partenaires, dans le sens viril et caricatural du terme (revoir l’arme fatal pour comprendre). Et ça se finira par l’un qui se sacrifie pour l’autre, sur l’hôtel de l’amitié.

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En compagnie de ce beau couple ‘Batman’ & ‘Superman’ (en armure d’Iron Man et avec pouvoirs de mutants) on a toute une équipe de faire-valoir dont on creusera plus ou moins la personnalité pour rapidement les faire revenir à leur place de faire-valoir ne faisant pas avancer l’intrigue.

Le scénario, quand à lui, se contentera d’aligner les poncifs sur le gentil super-heros qui veut venger ses parents ou obéir à l’ordre en place jusqu’à ce qu’il se rebelle contre le méchant chef (mais pas l’ordre, faut pas exagérer).

Techniquement, j’ai trouvé l’ensemble joli, bien animé et très dynamique, avec des musiques sympa sans être inoubliables.

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Puisque les bases étaient alléchantes mais que le scénario ne brille pas, pourquoi avoir aimé ?

Car malgré ces faiblesses (et bien d’autres) cette œuvre possède souvent plusieurs degré de lecture et certains passages m’ont vraiment fait plaisir.

Même s’il n’y a pas de critique féroce et appuyé (comprendre lourde) du modèle choisi (les comics, la télé réalité, le sponsoring) la satire, voir la franche parodie, sont régulièrement utilisés.

On se moquera donc des réactions du personnage principal qui agit comme superman le fait régulièrement (destruction de bâtiments au nom de la justice, discours moralisant et pauses multiples). On rira de cet épisode qui parodie allègrement les écoles pour jeunes surdoués en nous montrant tous les apprentis super-héros aux pouvoirs ridicules à qui on apprends à faire de l’audimat et suivre les ordres des chefs, pour passer en prime-time et satisfaire les sponsors.

On notera aussi la présence d’un héros radical, en dehors du système, qui commet des crimes punitifs (justice radicale) en toute impunité, jusque dans la conclusion de la série, à la manière d’un Punisher.

A aucun moment il n’y a non plus de condamnation que la direction de la ville soit confiée à des Yakuza qui organisent les crimes pour permettre aux héros de faire de l’audimat pour les sponsors qui financent sa reconstruction : un brin subversif cette alliance des criminels et de la police comme moteur économique.

Un de mes épisodes préféré : celui où le plus gentil et niais des héros (le meilleur au classement avant d’être détrôné par le rookie) fait la connaissance d’un robot femelle inexpressif, s’entiche d’elle, la tue sans s’en rendre compte, puis retourne sur les lieux de leur rencontre avec le sourire béat de l’amoureux heureux façon happy-end… Alors qu’il n’y a personne à côté de lui. Comment mieux décrire la folie inhérente au statut de super héros ? La fin est tout aussi mémorable en bien des points. Les deux derniers épisodes représentent un melting pot des poncifs de super-héros, entre les choix cornéliens ridicules, les retournements improbables et le must : la mort du personnage principale (dans les bras de son compagnon et un rayon de lune) et sa résurrection… immédiate (clin d’œil aux multiples résurrection de héros dans les comics et les mangas).

Et ce qui m’a convaincu que toute cette série était un hommage potache est l’épilogue où l’on fait revenir le personnage principal qui a perdu en grande partie ses pouvoirs pour encadrer une équipe de super zéros sous l’œil attendris de ses anciens compagnons, comme quoi on ne finit jamais une histoire de super-héros, quelque soit les ressorts scénaristiques utilisés avant.

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Je pense que cette série peut plaire au fans de Comics et Manga qui sont curieux ce que donnerait un mélange des ces deux mondes, et s’apprécie d’autant plus avec du second degré.

La série a été édité en France par Kazé, et j’ai pu voir grâce au service de vod ADN (merci à eux).