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Développement Personnel, découvertes, cheminement

TCC porte d’entrée vers l’estime de soi

Les thérapies cognitives et comportementales en bon français sont un ensemble de pratique visant à soulager… Voir un psy ? De base je me suis toujours dis que si j’avais mal aux dents j’allais voir un dentiste, mal au ventre un gastro alors lorsque j’ai eu mal à mes pensée je suis allé voir un psy. Chacun sa spécialité, ça ne me pose aucune soucis d’image, de regard extérieur.

Pyschologue ou psychiatre ? J’ai essayé les deux. Les moyens et les buts ne sont pas les même pour chacun. Le psychologue c’est pour traiter le fond du problème, nettoyer ou expliquer les bases ou origines de notre personnalité, nos malaises. Comme j’étais plutôt en urgence de bien être, je me suis tourné vers les seconds.

A l’origine il y avait trouble provoqué par mon nouveau statut d’homme marié, puis de père et qui qui a grandit sur plein de plans différents au point d’être un bordel sans nom et vague qui m’ont fait me tourner vers un psychiatre.

La psychiatre que je croise pratique les TCC. Je ne connais pas. Je ne connais rien en psy. Même pas Freud.

Grosso modo je vais la voir et la première question rituelle est ‘Comment allez-vous?’ qui est la porte ouverte au déballage.

Ensuite il peut y avoir un retour sur les sujets précédemment évoqués pour analyser s’il y a eu évolution. Parfois c’est la lecture de résultats d’exercices données auparavant.

Exercices ? Ce sont des actions d’analyse personnelle de situations, de sensations, puis une recherche personnelle de qualificatif de ces ressenti ou de solution imaginaires à ces situations.

Ça se traduit par des tableaux avec multiples colonnes reprenant les actions mentales à réaliser (pour les colonnes), les lignes permettant de remplir du concret de l’expérience et de l’implication du sujet, concrétisé par son écriture.

Ça marche relativement bien avec moi. Ça me permet de cerner des sujets et sensations qui autrement s’emmêlent dans un malaise vague et qui sape mon énergie.

Au final ça me donne pas mal d’outils et de recul sur moi même. Ca me fait comprendre que tout n’est pas mélangé et qu’il est possible d’agir sur des petits bouts du malaise en les identifiant et avec volonté et reconstruction mentale.

Mais il me manque un but plus ‘grand’ que de juste comprendre la forme de chaque pièce du puzzle et pourquoi elle est là.

Une clef très importante m’est donnée par ma psy le jour où elle me fournit un article sur l’assujettissement.

Une grosse claque dans mon égo lorsque je découvre que bien des facettes de mes schémas de pensée et d’action correspondent à un stéréotype bien connu des psy pour faire son propre malheur.

Cet article met aussi en lumière des parties de ma personnalité que je croyais positives mais qui en fait étaient des vecteurs de souffrance et de dévalorisation.

J’en remercie la psy qui me donna la clef vers ce que je considère comme un des premier pas vers le chemin de mon salut (rien que ça).

Ce qui nous amènera par la suite au corollaire: le travail sur l’estime de soi.

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Haut Potentiel : J’en fais quoi ?

Quand tu as des gamins qui sont pas normaux tu vas voir des professionnels de l’enfance, qui t’orientent vers d’autres gens qui à la fin te donnent un diagnostique. Une fois que j’ai ce diagnostique j’étudie celui-ci et surtout comment faire pour que les enfants en question soient heureux et en paix avec leur différence plutôt qu’emmerdée par celle-ci. Ça donne des clefs, pas toutes, et des pistes pour améliorer le quotidien, avec l’espoir que leur avenir n’en sera que meilleur.

Et au cours de ces recherches je tombe sur le fait que des gamins HP c’est probablement un atavisme familial. Je relis les descriptions des symptômes, conséquences, vécu et j’ai l’impression de lire des livres sur mon enfance et mes souffrances. Ok, ça c’est clair.

Sauf que lorsqu’il s’agit des gamins je me dis qu’ils ont la vie devant eux et que j’ai toutes les cartes en mains pour changer la suite, mais pour soit ? Je fait quoi de tout ce passé qui aurait dû être autrement ? Je fais quoi de ce diagnostique qui me dis que non seulement c’était pas que dans ma tête cette différence mais qu’en plus ça risque de me poursuivre toute ma vie. C’est sympa de savoir mais qui va mettre en place un environnement plus bienveillant pour moi ?

Yep. Quant il s’agit de changer assez radicalement son regard sur soit et son image auprès des autres, passé trente ans, y a comme un égo qui la joue immobilisme pour garder sa sécurité. Et cet auto-diagnostique, qui laisse peu de place à l’erreur, devient une cause de souffrance (si on le prends comme tel) jusqu’au jour où je rencontre des personnes bienveillantes qui ne m’ont jamais connu avant cette prise de conscience et qui sans jugement m’amène à prendre ma nature comme elle, juste ma nature. Pas un super-pouvoir, pas un handicap, juste une autre manière de comprendre pourquoi je réagis pas comme les autres dans certaines situations (ok, y a pas d’autres, chacun a sa vie, ne joue pas sur les mots).

Mais ça a été loin cette connerie. Jusqu’à pleurer certains soirs (ou jours) d’avoir l’impression de m’être renié avec une violence impressionnante. Renié une hyper sensibilité à certains stimulus. Renié un détachement sur bien des problèmes quotidiens qui ne m’effleurent même pas. Renié des passions et des goûts qui ne rentrent dans aucune case, n’ont pas de lien entre eux. (la liste est longue, je vous l’épargne)

Je vous rassure, ça va mieux en ce moment. Une fois assumées, certaines facilités peuvent être bien pratiques pour changer rapidement en cas de crise. Ce qui a été le cas et qui explique que mon petit schéma soit parsemé de bulles dans tous les sens (le nombre, les directions sont plus liées à ma nature Ayurvedique semble t’il). Donc, je suis HP et ça ne change rien à ce que je suis ou fait (presque;) ), sauf que je suis plus heureux de me connaître un peu plus, plus en accord avec moi même.

Dev Perso Vinyasa Yoga

Vinyasa Flow et Yin Yoga : Sport Doux

Le Vinyasa Yoga, tel que je l’ai découvert avec Stéphanie, est un enchaînement de postures yogiques relativement rythmé et fluide.

La plupart des postures pratiquées toujours sans violence envers soit même (si on reste raisonnable, ce qui n’est pas toujours mon cas) mettent à contribution l’ensemble du corps et permettent de réveiller la plupart des muscles (même certains que l’on ne connaissait plus) voir de les renforcer dans les positions les plus physiques.

Chaque moment étant rythmé par le souffle du pratiquant cela permet de redécouvrir cette fonction vitale qui régule énergie, humeur et santé.

Ce fut ma plus grande découverte avec cette pratique : la connaissance de mon souffle, ma respiration, m’amène à retrouver le chemin vers le reste de mon corps mais aussi ressentir le rythme de ma vie, une sensation de bien être quand mes mouvements du quotidien s’accordent avec mes inspirations et expirations. Une sensation que je n’arrivais plus à retrouver via mes autres sports comme le karaté ou la natation où j’imposais le rythme de mes mouvements à mes poumons et leur contenu plutôt que d’être accompagné par ceux ci ou les prendre en compte.

J’ai aussi appris des mouvements simples, des positions (parfois familières avec d’autres sports) me permettant de reprendre contact avec mon corps et ses limites un peu plus au quotidien. Un premier pas vers moi même pour lequel je remercie ma prof Stéphanie.

http://stephieyoga.com/

Développement personnel, introduction, préface

Dessin 1 au stage dans fevrier 2018

Ça fait un peu plus d’un an que ma vie a été radicalement bouleversée. Comprendre : ma femme et moi nous sommes séparés, alors que nous avons trois enfants et dix sept années de vie commune. Depuis, le divorce a été prononcé, finalisé, il y a trois semaines.

J’ai envie de faire un point sur où j’en suis. Pas dans l’absolu car sinon j’en ai pour des heures et des pages de blogs. Juste donner des clefs pour les amis ou la famille qui ont connaissance de ces notes et que ça intéresse (et ça va être verbeux quand même).

Mais avant de parler de toutes les nouvelles expériences et réflexions qui ont surgi suite à cet événement qui a amené pas mal de changements dans ma vie il faut que je pose quelques informations et réflexions sur ce qui s’est passé avant.

Comme d’hab, tout ce qui est écrit est hautement subjectif et sujet à interprétation, ce n’est qu’un écrit. Je vais aussi dévoiler des faits ou pensées, que certains qualifieraient d’intimes ou de privé et qui donc n’auraient rien à faire sur ce média mondiale, manipulable et à mémoire infinie qu’est internet. C’est le support qui me semble le plus adéquat actuellement pour moi et pour mon message, même s’il n’est pas parfait.

C’est parti.

Je suis quelqu’un qui semble très rationnel mais qui aime l’imaginaire sous beaucoup de formes, et ce depuis que je suis tout petit petit (avant même que je sache lire par moi même, c’est dire). L’ésotérisme ou le mystique m’ont toujours intéressé, même lorsque c’était de la curiosité intellectuelle. Mais comme je suis quelqu’un qui se passionne pour plein de choses, je ne pense pas que ça ait inquiété mon entourage outre mesure (pas plus inquiétant que les jeux vidéo ou les manga, quoi!).

Lors de mon échec à la fac j’ai pris du temps pour lire quelques livres sur le bouddhisme. Ils m’ont beaucoup influencé dans ma manière de penser et remis en question certains principes, amenés des idées éloignées de mon socle judéo-chrétien.

Je me suis longtemps considéré comme asocial car mes centre d’intérêts et mes réflexions différaient souvent de celles de mon entourage et se heurtaient parfois aux jugement de celui-ci. Ce qui m’a amené à avoir vers vingt ans une faible estime de moi.

Lorsque je me suis un peu plus affirmé et vécu mes premiers amours ça s’est amélioré. Et lorsque j’ai rencontré celle qui allait devenir mon ex femme j’avais retrouvé une bonne estime de moi, et mis sous le tapis tout ce qui l’avait détruite par le passé.

Après un chemin enrichissant pour les chaque membre du couple et mutuellement, après trois ans, nous avons décidé de nous marier. Et peu de temps après d’avoir un enfant. Pendant la grossesse nous avons découvert un point de divergence forte entre nous. Un sujet dont nous n’avions pas parlé jusqu’alors et qui remettait tout en question (ouais lecteur, c’est une partie privée, intime). Nous avons pris le pari de la vie et de l’amour et nous sommes lancé dans la grande aventure de parents. Au début avec un schtroumphs, puis avec un peu d’amour et de bienveillante folie suivi d’un petit frère puis une petite sœur.

Quatorze ans plus tard c’est la séparation. Résumé comme ça c’est un peu brutal, soit. J’avais dit que j’avais pas la place.

En quelques mot : je me suis construit un rôle de papa en piochant dans mes références, mon histoire et ce que je pense bon, un rôle de mari avec les même bases, un profil professionnel à l’avenant. Dans le même temps, je me coupe de mes amis et ma famille plus ou moins volontairement (trois enfants ça laisse parfois peu de temps pour une vie sociale, surtout quand on n’était pas hyper sociable à la base).

Le problème est que ces rôles que je me construis sont agrémentés de règles strictes, de conditions que je m’impose, de devoirs et obligations qu’il me faut absolument tenir puisque c’est moi qui ait choisi tout ça volontairement.

On n’est jamais mieux placé qu’en soit même pour faire son propre malheur, les raisons sont multiples.

Avant le divorce j’ai constaté que je n’étais pas heureux avec tout ça. J’ai cherché de l’aide, plusieurs fois et j’en ai eu, de plusieurs personnes bienveillantes. Mais je cherchais avant tout à guérir les maux, pas trop envie de trouver les sources, même si souvent on me les mis en exergue.

A l’époque, on parle entre il y a six ans et l’année dernière, j’ai eu plein de pistes et de clefs. Le fait de découvrir que j’étais HP et mes enfants aussi m’a apporté des éléments de réponses mais m’a aussi encombré d’une étiquette de plus.

Commencer à assumer mes passions au grand jour, en faisant partie des membres fondateurs et actifs de l’association des téléspectateurs de Nolife, en allant à Japan Expo ou en organisant des soirées jeux vidéo au boulot m’a aussi aidé.

Découvrir la communication non violente (la théorie), la définition du stress ou encore le fait que l’alimentation pouvait réguler les émotions m’a aussi aidé, mais pas toujours facile à mettre en place quand on est déjà bien mal à essayer de sortir la tête de l’eau.

Merci aussi à ma psy qui a mis un mot sur certaines mauvaises habitudes : assujettissement et orienté via les TCC vers une livre sur la faible estime de soit, où je me suis retrouvé à 100 % dès les premières pages.

Merci au hasard de certaines discussion quand une amie m’invite à essayer le yoga et où je découvre une pratique qui peut être dynamique mais surtout me fait prendre conscience de ma respiration plus encore que la natation que je ne pratique plus trop depuis quelques années.

M’enfin tout ça c’est bien beau et je commence à remonter la pente mais ça n’empêche pas plusieurs crises de couple qui aboutissent un soir de Février 2017 à la décision finale de se séparer. Raison : je ne suis plus heureux et ne semble pas prêt de l’être de si tôt, elle est en train d’y laisser sa jeunesse et son sourire et veut sauver son avenir. Nous avons assez de sentiments l’un pour l’autre ce soir là pour décider de nous donner une chance de prendre un nouveau départ chacun de notre côté.

Pour protéger les enfants on décide de leur laisser leur environnement quasi-intact, même maison, même repères, juste un papa en moins dedans.

Et moi je me retrouve à les voir au compte goutte, ce qui me permets d’avoir beaucoup de temps pour m’occuper de moi.

Ce qui nous amène à la suite de ce sujet, le développement personnel, dans un autre post.

C’est long et en même temps très résumé, j’avais prévenu.